Gobee.bike développe un nouveau service de Vélib à Paris

Ce lundi 9 octobre 2017, Gobee.bike débarque dans la capitale parisienne et les Hauts-de-Seine après Lille, avec son système de vélos libre-service sans bornes. Le but est de faciliter l’essor des vélos partagés. Un concept simple visant à mettre à disposition du public un vélo partout et à tout temps, sans passer par les bornes nécessaires aux systèmes actuels.

Des vélos vert pomme vont circuler dans la capitale

Pour accélérer l’adoption du vélo en France et en Europe, la plus française des entreprises hongkongaises propose une flotte de quelques vélos en libre-service que l’on pourra prendre et déposer n’importe où. Ces vélos sont de couleur vert pomme, une couleur flashy qui tranche agréablement avec le gris souris du Vélib’ actuel.

Les vélos sont géolocalisés grâce à un système GPS installé sur les deux roues. À cela s’ajoute l’application dédiée qui permet de déverrouiller les vélos via un « QR code » unique pour chaque bicyclette. À la fin du trajet, l’usager abaisse manuellement un verrou qui immobilise l’arrière du vélo.

Qu’en est-il du prix ?

Côté tarif, le coût de location est de 50 centimes par demi-heure. Là encore, Gobee.bike se démarque de ses concurrents sur le marché, d’autant plus que le service ne propose pas d’abonnement.  L’utilisateur achète des crédits à l’avance comme avec un téléphone prépayé, respectivement de 5, 10 ou 20 euros. Ensuite, le vélo est facturé à 50 centièmes toutes les 30 minutes. En plus du coût de location, une caution remboursable de 50 euros devrait être également réglée avant de monter le Vélib vert pomme.

Gobee.bike se complète avec le système actuel

Avec les millions de Vélib circulant dans les villes, c’est à se demander si un tel système pourrait se développer, surtout que les coûts appliqués sont plus onéreux. « Nous pensons que les deux systèmes sont complémentaires », assure Raphaël Cohen, fondateur et PDG de Gobee.bike en faisant preuve d’optimisme.

Depuis quelques mois, ce dernier teste le système à Hong-Kong où il réside actuellement. « Oui, notre offre coûte plus cher, mais le service que nous proposons est plus pratique : si vous n’avez pas à vous demander si vous trouverez un vélo sur votre borne où il y aura de la place quand vous aurez fini de l’utiliser », avance l’entrepreneur pour soutenir sa cause.

Il souligne en particulier l’atout majeur du système qui ne nécessitant pas de station, « il ne coûte rien aux collectivités ». Ainsi, « le déploiement de notre nouvelle à Paris se fait entièrement à nos frais ». À déduire que le Vélib est en pleine transformation.

Un autre système Vélib se profile déjà à l’horizon

Un autre acteur va mettre en circulation un nouveau Vélib d’ici janvier 2018. Il s’agit de la société Smoovengo. Toutes les bornes de stationnement pourraient être changées afin d’installer le nouveau système. Il s’agit d’une nouveauté qui sort du lot, car elle sera également proposée dans une version électronique.

À terme, cette vague va constituer 30 % de la flotte totale des vélos. Le nouveau service va en effet mettre l’accent sur des services plus diversifiés, dont un tableau de bord qui affichera les kilomètres parcourus et le prix de la location. Pour les modèles électroniques, des ports USB permettront de brancher son Smartphone. Cette version sera toutefois plus chère. Si l’abonnement de base est facturé à 29 € par an, les tarifs pourront bondir de 35 %.

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